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Ses légendes...

Les farfadets

Dans l’imaginaire populaire, tout un petit peuple étrange habite les souterrains. Ces créatures répondent aux noms de galipote, garou, fée, farfadet ou fadet. En Vendée comme en Poitou, les légendes liées aux souterrains mettent souvent en scène les fadets ou farfadets. Les farfadets sont des lutins qui s’amusent à de petites folies, qui jouent des tours sans trop de conséquences...

Le farfadet mesure en général cinquante centimètres. Il est ridé et son teint est brunâtre. Il est vêtu souvent de hardes, ou se promène nu. On l’appelle souvent follet parce qu’il apparaît parfois sous la forme d’un feu follet. Mais ce nom rappele aussi son esprit farceur. On trouve beaucoup de farfadets en Provence et en Vendée. Ils aiment courir dans les champs de lavande. Parfois, ils se font esprits domestiques, veillent sur la chaumière et s’occupent des animaux. Ils aiment qu’on sache les récompenser en leur donnant un verre de lait ou de crème et quelques gâteaux de miel, mais ils refusent les vêtements neufs, et partiront s’il venait que vous lui en offriez. Leur taille réduite en fait les occupants idéaux des boyaux bas et étroits caractéristiques des souterrains.

Aujourd’hui encore certains anciens s’en méfient, sans forcément leur attribuer un rôle malfaisant. Ils passent pour avoir creusé les souterrains qu’ils habitent et on aime à raconter qu’ils réparaient volontiers les chaussures, les vêtements ou outils laissés à la porte de leur antre. D’autres récits les font apparaître sous un jour plus noir. Aux confins de la Vendée et du Poitou, les anciens se souviennent qu’on craignait les petits être mystérieux qui habitaient le souterrain sous l’église. On racontait qu’ils sortaient parfois pour aller voler les poupons jusque dans les maisons .
Les chats ferrés

Petosse et ses souterrains n’échappent pas à ce monde des légendes. En effet, elle est inséparable de sa légende des chats que l’on ferre pour qu’ils ne se cassent pas les pattes quand ils se rendent au sabbat des sorcières. Ils ne s’agissait pas, vous vous en doutez, de chats domestiques, mais de "Chats Garou" ou sorciers, qui revêtaient une peau de chat et ferraient leurs sabots, (mise à l'envers, pour faire croire qu'ils allaient dans l'autre sens) et pour simuler le passage des "Hommes Chevaux" en se rendant l’hiver à la cérémonie du sabbat. Celui-ci avait lieu à la croisée de Coudray en Marsais-Sainte-Radégonde.

Les peuples chrétiens, qui au Moyen-Age méprisaient les juifs, donnèrent le nom de sabbat aux réunions de sorciers et de sorcières. On était ainsi persuadé que certains jours, à minuit précise, les sorciers et les sorcières s’assemblaient dans un endroit isolé pour invoquer le diable et commettre toutes sortes d’actes abominables. Satan se mêlait aux assistants, qui se livraient à d’épouvantables orgies accompagnées de sacrifices d’enfants. De surcroît, les sorciers et les sorcières jetaient des sorts aux gens normaux, qui n’adoraient pas le démon. Si la justice parvenait à s’emparer d’eux, les participants à ces cérémonies étaient torturés et mis à mort, en général sur le bûcher.


Cette légende des chats ferrés est à rapprocher de celle des chats fées noirs. Les chats Foireaux et les chats Courtauds (chats fées géants dépourvus de queue) sont des terribles démons qui se réunissent au sabbat pour deviser de leur méfaits. Sadiques, il faut s’en méfier comme de la peste. En effet, rien ne distingue un chat domestique d’un Chat Foireaux, et adopter l’un de ces derniers amènera la perte de toute la famille. Hypocrite, il fera mine d’être apprivoisé, mais le moment venu, il crachera dans votre soupe pour vous empoisonner! Il rôde où rôde la mort et, allongé près des défunts, il attend que l’âme prenne son envol pour la saisir et l’entraîner! Quant aux jeunes enfants... rien de plus naturel que de les étouffer dans le berceau, voire de leur dévorer les doigts!

D’autre part, il faut savoir protéger son chat de l’influence que pourrait avoir sur lui la rencontre avec un chat fée malfaisant en lui coupant un petit bout de queue ou d’oreille, ou lui brûler par endroit le pelage.

Vous découvrirez dans la nef de l’église romane du XIe siècle un chat sculpté rappelant cette légende des chats-sorciers.
Il faut savoir que tout au long du Moyen-Age les chats noirs ont été accusés d’avoir conclu un pacte avec le diable. On pensait que les sorciers se transformaient en chats pour commettre leurs méfaits. Chaque année, en France, à la Saint Jean, des centaines de chats étaient brûlés vif dans de gigantesques bûchers. Cette coutume cruelle dura jusqu’au XVIIe siècle.

 

 

 
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